Sports + cancer = ?

 

 

Cette semaine Natalie et moi sommes en vacances!   Mais oui ! C’est vrai que les gens nous disent très très souvent qu’ils ne savent pas où on trouve le temps et l’énergie pour faire tout ce qu’on fait, et on s’en est enfin rendu compte!

 

Natalie et sa famille sont allés à la montagne, et font des jolies randonnées à chaque jour.

 

 

 

 

Moi, avec Martin et Elliot, sommes en train de jouïr de notre « staycation » , c’est

 l’expression en anglais donné aux vacances « à la maison », on reste chez nous et on visite les villes, villages, restos, musées, et endroits touristiques ici chez nous! C’est fun, et reposant, et bien mérité.

 

 

 

 

Parce que, parfois, Zoé4life devient comme un marathon, on court tout le temps.

Il y a quelques semaines, Natalie et moi avons inventé un nouveau programme de fitness: le ZOÉ-FITNESS-4LIFE. Il s’agit de fixer 5 différents rendez-vous dans 5 différents endroits de Lausanne le même jour entre 8h et 15h (pour être de retour à la maison pour les enfants qui rentrent de l’école), et faire la course entre chaque rendez-vous, un natel dans une main et des documents dans l’autre, en esseyant de trouver l’adresse sur le GPS du natel, essouflées, riants, à monter et descendre les milliers de marches à Lausanne à toute vitesse, et Nat qui me répète: « Ne me dit jamais qu’on ne fait pas de sport! » On riait, et on a beaucoup accompli dans une journée; c’était bien parce que ce jour là Natalie c’était réveillée tres triste le matin, comme cela arrive souvent bien sur.

Les vrais marathons sont pour les vrais sportives comme la soeur de Natalie, Patricia, avec Katja et Sarah qui s’entrainent pour le Raid  l’Arbre Vert au Cambodge en novembre, pour soutenir un nouveau projet de recherche sur le cancer de enfant.

Où trouver la motivation pour ces défis physiques?

En fait, on se demande parfois, moi et Nat, pourquoi le sport semble revenir dans tout ce qu’on fait avec Zoé4life. La Barjot Run, les Bateaux Dragons, le 12 heures de Natation, le Raid l’Arbre Vert… Et un nouveau projet MAGNIFIQUE  que nous allons annoncer sous peu, et pour lequel nous sommes tellements motivées!

Le sport + le cancer… Pourquoi ?

Vous vous demandez parfois d’où vient  l’idée de faire un défi sportif pour le cancer?

En 1977, Terry Fox, un jeune Canadien de 18 ans, était en pleine forme et actif, lorsqu’une douleur persistante au genou l’a envoyé chez le médecin. Le diagnostic allait changer sa vie, celle de sa famille et, par conséquence, celle de tout le monde: l’ostéosarcome, une forme grave de cancer des os.

Sa jambe a été amputée. Il a eu 16 mois de chimiothérapie intensive et on lui a dit que ses chances de survie n’étaient que de 50%. Et, lorsqu’il s’est rendu compte de la somme dérisoire consacrée à la recherche pour le cancer il s’est mis en colère. D’autant plus qu’autour de lui d’autres malades, des enfants, perdaient leurs batailles.

 

 

 

 

Terry n’a pas baissé les bras. Malgré sa prothèse, qui le faisait courir d’une manière  inhabituelle, (je vous mets au défi de me trouver un seul Canadien qui ne sait pas exactement à quoi il ressemblait quand il courait), il a décidé de se lancer dans une aventure ambitieuse. Une aventure folle. Une aventure pendant laquelle il a bravé les éléments et les forces de la nature (les Terre-neuviens), il s’est retrouvé face à des bêtes sauvages (les chauffeurs québécois) et toutes sortes de conditions météorologiques. Terry a décidé de faire un marathon tout seul et a demandé à chaque Canadien de lui verser un dollar, dollar qu’il donnerait pour financer la recherche contre le cancer. Seulement un dollar. Si chaque Canadien (ils étaient 24 millions à l’époque) lui donnait un dollar, pensez aux avancées scientifiques potentielles!

 

Mais le marathon devait être énorme. Il devait être long, vraiment long, pour attirer l’attention des gens… Un défi fou.  Un défi « impossible » , surtout pour quelqu’un avec une seule jambe…

Il a donc décidé de traverser le Canada, de la côte est à a la côte ouest.

D’un océan jusqu’à l’autre.

8000 km.

Pour vous donner une idée de la taille du Canada : vous pourriez balancer toute la Suisse dans un des lacs du centre du pays, le lac Huron par exemple, et elle rentrerait facilement (peut-être que les montagnes dépasseraient un peu).

Il a commencé par tremper sa prothèse dans l’océan Atlantique, au large de l’île de Terre-Neuve, et a pris la route. Il a subi des vents violents, de fortes pluies et une tempête de neige.

Dans un premier temps, pas grand monde s’y intéressait, mais une fois qu’il eut atteint l’autre côté de Terre-Neuve, les gens ont commencé à y prêter attention. La ville de Port-O-Basque lui a offert un chèque de 10’000 $, un don d’un dollar par habitant.

Trois mois plus tard, au moment où il arrivait à Toronto, tout le monde savait qui était Terry Fox. Certaines compagnies ont eu l’idée de parrainer chaque kilomètre couru (idée accrocheuse!).

Les foules bordaient la route pour le voir passer. Il avait rencontré le Premier ministre, avait rallié les Canadiens à une cause et nous avait fait croire que chacun d’entre nous pouvait faire la différence.

Il a traversé plus de la moitié du Canada, 5300 kilomètres pendant 143 jours. C’était l’équivalent de courir un marathon à chaque jour.

Puis… la fatigue .Fin août, il était épuisé avant même de commencer sa journée de course. Le 1erseptembre, près de Thunder Bay, il a été obligé de s’arrêter après une quinte de toux intense et des douleurs dans la poitrine. Sans savoir vraiment quoi faire, il a repris sa course sous les encouragements de la foule.  Quelques mètres plus loin, le souffle court et une douleur thoracique persistante, il a demandé à être conduit à l’hôpital.

Le cancer était de retour.

Terry n’a pas fini sa course, mais les gens ont continué à donner et, avant que le cancer ne prenne sa vie, l’objectif de 1 $ pour chaque Canadien avait été atteint.

Je crois aux miracles… Je n’ai pas le choix.

J’avais 12 ans quand Terry a fait sa course. Je me souviens de la vague de solidarité qui a traversé le pays. L’énergie ressentie à l’idée que nous pouvions faire la différence. Quelques années plus tard, le cancer a pris ma grand-mère. Il y avait encore si peu de connaissances, si peu de progrès. Mais, les récoltes de fonds ont continué,  des marathons ont été organisés partout dans le monde (le Marathon de l’Espoir de Terry Fox a lieu dans plus de 60 pays actuellement) et la recherche avance. Ma mère a été diagnostiquée avec un cancer à un stade avancé, moins de 20 ans après la mort de Terry, et elle est toujours parmi nous, grâce à un nouveau médicament.

Pourquoi courir? Parce que nous pouvons!

J’aimerais juste que les gens se rendent compte que tout est possible si seulement on ose essayer. Les rêves se réalisent si on essaye.

Cette année partout au monde les personnes et associations impliquées dans le cancer de l’enfant se mobilisent pour septembre, le mois international de sensibilisation au cancer de l’enfant. Plusieurs illuminations en couleur OR auront lieu en Suisse, plusieurs actions et manifestations aussi!

 

Le sport + le cancer de l’enfant, quel lien? Nous pourrons annoncer bientôt  le nouveau projet de recherche sur le cancer de l’enfant, qui répondra à cette question !!

Même si je ne me rends pas jusqu’au bout, nous avons besoin des autres pour continuer. Il faut que cela se poursuive sans moi.