Le grand-père de Zoé se mobilise… (article et vidéo dans Le Matin)

Le grand-père de Zoé se mobilise

SOLIDARITÉ

Une quinzaine de rugbymen ont donné leur sang hier, lors d’une campagne organisée par le grand-père de la petite Zoé, décédée l’an dernier d’un cancer.

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Ils sont bâtis comme des armoires à glace. Et pourtant, ils ne jouaient pas forcément les gros bras hier après-midi. Les clubs de rugby de la région lausannoise s’étaient mobilisés pour une campagne de don du sang. Une vingtaine de sportifs sont allés livrer 450 ml de leur sang au service de transfusion à Epalinges. L’écrasante majorité n’avait jamais fait la démarche auparavant.

Derrière cette initiative originale se cache Luc Nardin, arbitre de rugby, mais aussi grand-papa de Zoé, la petite Vaudoise décédée en octobre dernier d’un cancer, dont l’histoire avait ému toute la Suisse. C’est d’ailleurs au nom de l’association Zoé4Life que ce don du sang a été organisé. «J’ai fait le tour des joueurs et des arbitres de la région pour expliquer le projet, raconte le commercial de 62 ans. Ce sang servira à d’autres et sauvera peut-être des vies.» Luc Nardin a lui-même donné son sang pour la première fois hier après-midi. «La maladie de Zoé, je l’ai vécue de l’intérieur. Mais j’ai pris conscience du besoin de sang et de plaquettes dans les maladies des enfants.»

Du côté du service de transfusion, on est ravi. «On a pu toucher de nouveaux donneurs, notamment des jeunes. Leur sang ira principalement aux enfants», explique Monique Nicodème, infirmière cheffe. Natalie Guignard, la maman de Zoé, a également tenu à être présente pour cette opération. «J’ai été très touchée que mon papa organise cette récolte de sang et que beaucoup répondent présent», explique la Vaudoise. Elle est consciente que l’histoire de sa fille, dont elle vient de faire un livre, a permis de mettre la lumière sur l’importance que le sang et les plaquettes ont eue dans la vie de Zoé. Les rugbymen sont, quant à eux, contents d’avoir fait une bonne action: «Je vais sûrement continuer à donner mon sang», explique Louis Jung, 19 ans, étudiant en chimie et 2e ligne au Albaladejo Rugby Club. (Le Matin)

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