Trois femmes ordinaires…

 

Pourquoi ce mot, « ordinaire » ? Natalie me dit qu’elles vont finir par se vexer, nos trois « raid-euses », si je continue à utiliser ce mot. Parce que c’est clair qu’elles ne sont pas juste ordinaires !

Mais le but c’est de faire comprendre que tout le monde, n’importe qui, peut faire une différence. Toi et moi. Nous tous. De notre façon, avec nos petits ou nos grands dons, nos actions, nos messages, notre soutien.

Nous avons tous la possibilité de faire quelque chose pour faire avancer la recherche.

Et elles, nos trois raid-euses, elle vont nous montrer justement ça.

Patricia, la marraine de Zoé.  Tu as été là pour Zoé pendant presque cinq années, tu aurais voulu avoir plus de temps avec  elle. Le soir où je t’ai parlé au téléphone, le cœur serré, quelques jours avant que Zoé parte, pour moi c’est comme si c’était hier. Et en même temps ça fait tellement longtemps. Je sais que tu espérais que je dise que ce n’était pas aussi pire que ça semblait. Qu’elle allait revenir, que tu la reverrais.  Et j’ai dit tout le contraire.  Parce que je savais aussi que si tu m’appelais, c’était pour entendre la vérité. J’ai été forte en te parlant mais j’ai quand même craqué un  peu après. Et là, tu te relances dans ce raid, pour faire avancer la recherche. Même si ça ne ramènera pas ta filleule, tu fais ça pour les autres.

Sarah, qui, avec Patricia, est partie sur ce raid en 2012 pour une levée de fonds pour la recherche. Je me rappelle quand vous avez fait l’annonce du projet à la fête de l’ARFEC à Orbe en juin. Zoé sortait tout juste de la greffe à Berne et Elliot, mon fils, terminait ses traitements en juillet. Avec Sunamazoé, vous avez réussi à faire une magnifique levée de fonds pour la recherche. Et c’était bien avant zoe4life, bien avant toute cette médiatisation autour du cancer de l’enfant.

Katja,  c’est toi qui a demandé aux deux autres de faire le raid ensemble cette année, qui les a motivée à se relancer dans cette aventure. Elles l’avaient déjà fait une fois, toi non… Et là, l’autre jour, quand Patricia et Sarah parlaient en rigolant du mauvais souvenir de ces trois heures passés à ramer sans arrêt dans le canoë, mouillées, épuisées, démotivées… Tu t’es inquiétée un peu ? As-tu eu une petite pensée du genre « mais je me suis lancée dans quoi, là ? » Et bien si oui, tu ne l’as pas montré.

Pourquoi je me sers du mot « ordinaire » ? Ce n’est pas parce qu’elles le sont.  C’est justement parce qu’elles sont extraordinaires… par choix. Elles ont choisi de faire quelque chose de spécial, de dépasser leurs limites, de sortir de « l’ordinaire » pour faire quelque chose de magnifique.

Elles nous donnent l’exemple, nous montrent que nous en sommes tous capable.

Non, non, ne paniquez pas, je ne suis pas en train de vous dire de vous mettre à courir des marathons et faire de l’escalade du Mont Blanc. Nous ne sommes pas tous fait pour ces défis sportifs de haut niveau. Franchement, quand j’ai vu leur planning hebdomadaire d’entrainement je me suis  demandé quand elles ont le temps de dormir dans tout ça. J’ai dit à Natalie que nous aussi, faudrait bien qu’on s’y mette à faire des courses de 12 kilomètres et demi  tout le temps. On a bien rigolé. Nat et moi on est plutôt du genre « marathon de planning zoe4life devant l’ordi ».

Mais on peut tous s’impliquer à notre façon. Imprimer notre flyer, le faire circuler.  Faire un petit don, qui ira à faire avancer la recherche. Venir aux diverses courses dans lesquelles nos raid-euses participeront cette année, les applaudir, les encourager.

Chaque geste compte. Les raid-euses partiront pour le raid probablement en novembre ou décembre (la date n’est pas encore annoncée par les organisateurs).

Entre aujourd’hui et leur départ, il y aura plus de 170 enfants nouvellement diagnostiqués avec un cancer en Suisse. Que pouvons-nous faire pour eux ?